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© Christine Palmiéri

Pierre Ouellet

L’état sauvage

Dans L’état sauvage, Pierre Ouellet (Dans le temps, À vie) nous amène à ressentir, dans l’emportement des mots, des images et des rythmes, la source d’inspiration en continu que représentent les années d’adolescence. Richement nourri par ses nombreuses explorations de la forêt montmorencienne, sur la Côte-de-Beaupré, il livre un roman d’apprentissage qui plonge au coeur de la vie sauvage.

Résumé

Trois grands enfants s’enfoncent dans la forêt laurentienne en suivant la rivière Montmorency, qui fut leur terrain de jeu tout au long des années 1960. Ils cherchent la source qu’ils imaginent pure, unique, de ce grand cours d’eau auquel ils identifient le fil de leur vie. Les rapports troubles de gémellité et d’amitié, de couple, d’amour, de haine, jetteront les bases d’une nouvelle forme de vie commune, dont la sauvagerie des bois sera le modèle bien plus que l’urbanité des villes qu’ils ne cessent de fuir.

L’auteur

© Christine Palmiéri

Pierre Ouellet est poète, romancier, essayiste. Écrivain «hors genre», il est l’auteur d’une quarantaine de livres, pour lesquels il a notamment reçu le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai à deux reprises, pour À force de voir. Histoire de regards, paru en 2005, et pour Hors-temps. Poétique de la posthistoire, publié en 2008, le Prix Spirale Eva-Le-Grand pour Où suis-je. Paroles des égarés, publié en 2010, le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie pour Dépositions, paru en 2007, et le prix Ringuet pour Légende dorée, paru en 1997. Le gouvernement du Québec lui a décerné en 2015 le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre.

Roman
568 pages
Collection : Écarts
Paru le 17 mars 2021
Papier
ISBN 978-2-89711-557-9
29,95$
Numérique - EPUB
ISBN 978-2-89711-558-6
19,99$
Numérique - PDF
ISBN 978-2-89711-559-3
19,99$

Ils ont aimé

« Je devrais plutôt dire que ses phrases, dont l’amplitude impressionne, sont celles d’un virtuose. […] Alors qu’on croit tourner en rond, voici qu’on réalise qu’il n’en est rien, qu’un tourbillon ascendant imperceptiblement nous élève, c’est une spirale nous conduisant toujours plus haut dans la compréhension du réel tel que l’appréhende le petit trio. On voit grandir et vieillir sous nos yeux ces trois rebelles, on les voit reprendre leur combat, inlassablement retrouver les sentiers de la forêt, s’y avancer toujours de plus en plus librement, de plus en plus profondément, dans des voies qu’ils ouvrent à coup de serpes et de machettes. De plateau en plateau, à l’instar des jeunes guérilleros gravissant les Marches dites naturelles de la rivière Montmorency, l’intensité dramatique du roman s’accentue, l’action où nous entraîne Ouellet à la suite de ses jeunes protagonistes gagne en ampleur. […] Allégorie de la révolution d’abord, indissociable de la révélation. Allégorie ou fable écologique. Enfin, puissante évocation de la traversée des âges que chacun accomplit, de l’enfance à son âge d’homme (le narrateur est un homme qu’on verra non sans émotion se pencher sur les vestiges du temps une fois terminée la grande aventure jamais accomplie ou révolue de la recherche de la Grande Clairière). Allégorie de la révolte et de la sédition. Ce roman illustre l’esprit révolutionnaire qui anime les insurgés de l’Histoire. […] Il y a là, je l’ai dit et le répète, des pages d’anthologie dans ce livre. Je veux dire par là que des sommets y sont atteints, qui font ces pages aussi belles que celles des plus grands prosateurs auxquels il leur arrive de faire songer, un Breton par exemple. De toute cette richesse, comme si je n’avais pu qu’entrouvrir un coffre-fort, je n’ai perçu que de vives lumières. Elles m’ont ébloui. Non pas aveuglé. Dans un éclair de lucidité, j’ai réalisé que l’auteur de L’état sauvage est assurément une sorte de génie, d’elfe et de magicien du verbe »

- Daniel Guénette, Le blog de Dédé blanc-bec

« C’est un roman rempli de beauté qui fait trahir le nombre de pages, car il se lit très bien, on est transporté et ne voit pas les pages défilées. C’est un voyage inoubliable ! »

- Martine Lévesque, Les mille et une pages de LM

Également paru chez Druide